Actualité

2 Novembre 2018 : « La Japanimation est-elle un art à part entière ? » (émission Les As du placard sur Radio VL.) 

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Réécouter sur la page de l’émission ici ; podcaster ici.
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Workshop et conférence « Filming the migration ».
Encadrement de la formation en captation audiovisuelle des chercheurs et coordination du volet audiovisuel de la semaine scientifique « Forced Migration and Social Integration in Jordan and the Middle East » (Migrations forcées et intégration sociale en Jordanie et au Moyen-Orient) du 27 avril au 2 mai à Amman (Jordanie).
Programme ANR Lajeh – IFPO (Institut Français du Moyen-Orient), IFJ (Institut Français de Jordanie), Musée de l’immigration.
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Extrait du communiqué :
This workshop will highlight the contribution that audiovisual tools make to social-science research and more specifically to studying migration phenomena. While research now frequently involves consulting audiovisual sources, universities do not greatly encourage the production of video and/or sound documents for documentary or critical purposes. When filmed sequences are created, they are generally pushed to the end of the process and grouped together with “communication” tools that merely convey, or inform about, pre-established content. And yet audiovisual processes can be incorporated as research “in progress” to capture elements that writing cannot completely or effectively reproduce. For this reason, they can be particularly relevant when studying migration phenomena which, by their very nature, are mobile and subject to rapid change. In this context, the audiovisual format makes it possible to grasp migrants’ itineraries and capture sequences of their daily lives.
Whilst textual canons comply with numerous rules fulfilling expectations within a discipline and communication standards at university, video offers characteristics that allow it to be used and referenced as an academic source in more ways than one. The emergence of video processing and the democratisation of technology has thus given researchers new tools, which can now be complemented by technical support and an introduction to the language of moving images.
The first part of this programme, the workshop, will help participants acquire a simplified methodology of audio and visual capture under reporting conditions (interviewing and capturing an atmosphere). The second part will enable them to observe research practices dealing with migration issues. It proposes a critique of filmed material in terms of research ergonomics and establishing a discourse. It will consist of a screening for the general public of several filmed sequences on migration and social integration in the Middle East.


Mars 2018 : Colloque « Et au milieu des images coulent les textes – adaptations littéraires et courts-métrages d’animation ». 
Titre de la communication: « Le Voyage de Gulliver au Japon et les paradoxes de l’insularité » (dans le cadre du festival « Ciné Court Animé », le 24 Mars à 11h, à l’IUT de Roanne).
Langue FR Fr

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Novembre 2017 : Colloque « Essay Film and Narrative Techniques: Screenwriting Non-fiction »
Titre de la communication : « The Legend of Son Goku: The duplication of bodies in a whole career guideline » (Université de York, BAFTSS & The Interdisciplinary Centre for Narrative Studies).
Langue EN En

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Interview donnée en novembre 2017, dans la série « Parole d’auteur »


Lancement de livre et signature
Présentation du livre Capter le moment fuyant à l’espace L’Harmattan (21bis rue des Écoles, 75005 Paris) jeudi 2 novembre 2017, de 19h à 21h. Séance de signature, cocktail et conférence de presse. 

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Entrée libre. Suivre l’événement, signaler sa présence sur la page Facebook de l’événement.


Juillet 2017 : Publication du livre
Capter le moment fuyant – Osamu Tezuka et l’invention de l’animation télévisée (texte issu du travail de recherche de doctorat) aux éditions L’Harmattan (coll. « Cinémas d’animations »).

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ISBN : 978-2-343-12441-4 – 284 pages – broché illustré – format 15,5 x 24 cm
bouton acheter Acheter sur le site de l’éditeur ou sur Amazon.


Octobre 2015 : Colloque « Exposer la recherche »
Le colloque « Exposer la recherche » se propose de questionner les modalités de développement et de transmission de la recherche en art, envisagée sous l’angle de la création. Mon intervention, le mardi 20 octobre à 11h, eut pour titre « Virtualité et localité : listes, agrégats et inventaires au Japon ».
Langue FR Fr 

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Extrait du communiqué :
Dans le territoire de la Japanime où les informations sont plus souvent à vérifier ou à reprendre qu’à exploiter, les bases de données ont l’avantage de fonctionner comme une encyclopédie. À la tête d’un ensemble d’objets provenant de collections de particuliers, de brocanteurs, de magazines ou de n’importe quelle autre source, un moteur de recherche propose la mise au crible d’un formidable contenu factuel pour livrer, à la fin, un listing, certes, sans intelligence, mais résolument dépassionné. La liste, l’agrégat, la compilation sont autant de façons d’informer un sujet pourtant clairement déprécié par la tradition française qui préfère la forme dialectique. Au-delà de mon intérêt pour le caractère immédiat des listes, il faut ajouter que la dimension pléthorique de l’œuvre de Tezuka, que j’ai étudiée, s’accommode volontiers de ce système. En découvrant, au Japon, d’autres modes de préhension du savoir, la mise en perspective du nôtre est à la fois augmentée et autorisée à la critique. Cela permet d’enquêter avec une meilleure conscience des facteurs qui ont formalisé la pensée occidentale et agi insidieusement sur la supposée meilleure façon de l’activer (herméneutique). Mon expérience japonaise s’est également gratifiée d’un intérêt pour le travail d’enquête – la recherche quasi archéologique de l’indice ou de la donnée brute, à l’opposé des grilles qui permettent l’évaluation. J’ai d’ailleurs attaché une importance particulière à la constitution de ma propre collection, et prolongé l’exploitation de ce matériau jusque dans ma pratique plastique personnelle, activée dès le carnet de croquis – bien souvent seul autorisé à saisir les pièces exposées institutionnellement. La mise en présence, virtuelle ou non, d’objets originaux et « authentiques » n’est pas à négliger dans les métiers de l’image où l’appréciation des couleurs, des supports et des formats ne supporte pas toujours le filtrage de la publication.


Janvier-avril 2015 : Commissariat de l’exposition « Hiroshima mon amour, Rosalie Blum – Regards croisés »

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Neuf longs-métrages, et combien d’autres courts métrages, de clips, de films en tout genre, ont pris pour décor la ville de Nevers ? Deux sites de l’agglomération exposent l’envers du décor de deux grands films : Hiroshima mon amour, réalisé en 1958 par Alain Resnais, et Rosalie Blum, adaptation par Julien Rappeneau de la bande dessinée éponyme de Camille Jourdy, dont le tournage a marqué l’esprit des Neversois, l’été 2015.
L’exposition confronte, sous la forme d’un diptyque pédagogique et didactique, les techniques cinématographiques traditionnelles et actuelles. Photographies de tournage, matériels de captation, reconstitutions de décors, objets, livres, affiches, scénarii, notes de scriptes, pièces d’archives, sont déployés pendant trois mois sur deux sites : Le centre culturel Jean-Jaurès et le musée Gautron du Coudray de Marzy.

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Mai 2015 : Conférence « Histoire du robot au cinéma »
3e Forum « Science et fiction », IUT de Chalon-sur-Saône.
Langue FR Fr 

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Février 2015 : Colloque de Sorèze
Le 12e colloque de Sorèze compte parmi les rendez-vous incontournables de la recherche en art. Il était, en 2015, consacré au cinéma d’animation. L’édition, conduite par Patrick Barrès, avait pour titre Le cinéma d’animation, de l’expérience poïétique à l’invention esthétique. J’y ai présenté une étude sur l’œuvre filmique d’Osamu Tezuka.
Langue FR Fr 

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Extrait du communiqué :
Au début des années 1950, le japonais Osamu Tezuka (1928-1989) se taille un nom en introduisant le langage cinématographique dans la bande dessinée. En 1961, les dynamiques s’inversent puisque c’est armé de sa seule expérience de mangaka, et d’une poignée de collaborateurs, qu’il reprend une de ses bandes dessinées à succès : Tetsuwan Atom, (connu en Europe sous le nom “Astro boy”). Tezuka signe alors la première série télévisée d’animation de l’histoire. Quand le dessin animé déferle sur le petit écran, on parle d’“animation limitée” pour désigner (autant que pour dénoncer) les dispositifs inventés par le japonais pour “tenir la distance” sur un format de série télévisée.
Je propose d’examiner les parallèles entre publications imprimées et créations cinématographiques pour tenter de montrer comment ces allers et retours récurrents permirent à l’artiste d’introduire une écriture filmique inédite, faite d’ellipses formidables, d’images à l’expressivité et au dynamisme inouïs, dans un horizon télévisuel encore en devenir mais déjà avide de divertissement.
Si art et productivité sont encore tenus à distance l’un de l’autre par tous les archaïsmes qui survivent à la modernité, la bande dessinée comme le dessin animé s’exhaussent dans un territoire qui intègre d’emblée la question de la reproductibilité. Les signes graphiques sont, dès le départ, conçus pour que sur chaque vignette du manga, sur chaque cellulo de l’anime, l’on puisse décliner rapidement, qui, une étape du mouvement, qui, une variation dans l’expression d’une figurine.


Mars 2013 et juin 2012 : Conférence « Osamu Tezuka et la naissance du manga moderne »
À Japan Event (Clermont-Ferrand), et au Salon des indépendants – Tome 1 (Nancy). 
Langue FR Fr 

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Mai 2012 : Conférence « Daiku-san 工さん »
Traduction de la conférence de Yutaka Kawahara 川原温, daikusan (maître-charpentier) spécialisé dans le patrimoine national classé du Japon (Kokuhō 国宝). Il a exposé à l’ÉSAAB (École Supérieure d’Arts Appliqués de Bourgogne) les spécificités du travail de restauration dans l’architecture religieuse japonaise, en se basant sur l’exemple du temple Jiso-in du site Kudoyama 九度山町, où il a été chef de projet de 2009 à 2012.
Langues FR Fr JP Jp

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Octobre-novembre 2011 : Exposition « Plutôt sombre, presque noir » à la Galerie des Ducs
Illustrations originales du livre de Jean-François Dormois, Noir Diptyque (cliquer ici pour le feuilleter). Dessins à l’encre, acrylique et mine de plomb.

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Juillet 2010 : Conférence 第二次大戦後の日本アニメ―手塚治虫の足跡 (l’animation japonaise après la Seconde Guerre mondiale – l’empreinte d’Osamu Tezuka)
à l’université Hosei (Tokyo), en partenariat avec l’institut de japonologie.
Langues EN En JP Jp

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Extrait du communiqué :
Avec la ferveur accordée au projet de redressement économique et culturel du pays au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Japon a montré des dispositions de progression qui dépassèrent de loin celles des pays vainqueurs. Les esprits étaient d’autant plus réceptifs aux nouvelles tendances du divertissement qu’ils en avaient été privés par les années de censure.
C’est dans ces conditions qu’en à peine une décennie, Tezuka mit au point un système qui, en quantité de films produits, dépassa de très loin les capacités de ses pairs américains, pourtant plus nombreux et mieux préparés. Tezuka a enfanté d’une œuvre qui a cristallisé les valeurs japonaises. Il l’a d’autant mieux exportée que ces images pouvaient paraître familières auprès d’un public déjà habitué aux films de Disney. 

Actualité

Projets

 

Projet d’installation vidéo (animation)
Quatre écrans présentant des boucles animées

Le projet exposé ici croise certaines aspirations et réflexion issues d’une pratique du cinéma d’animation. Les objets laissés « au vent » dont je parle ont été filmés au cours de mes différents voyages au Japon (dans le Tohoku où j’ai vécu, mais aussi dans le Kansai, le Shikoku, l’île de Kyushu, de Miyajima, etc.). Les séquences dessinées et animées à partir de ces images live sont en cours de réalisation.

« Au vent »

On trouve partout, au Japon, de petits carillons appelés fūrin 風鈴, sortes de cloches qui teintent sous l’effet du vent qui s’engouffre et fait trembler une lamelle de papier (tansatsu 短冊) sur laquelle on écrit volontiers un haiku 俳句 (poème). Selon un certain art de vivre, le son de ces objets aide le quidam à se rendre attentif à la bise qui passe, mince et rare, pendant la saison chaude et humide. Sans autre intention particulière, j’ai commencé à filmer ces objets, sur un mode fasciné, en plans séquences, point de vue fixe. Puis mon attention s’est reportée sur les épouvantails représentant d’étranges corbeaux gonflables suspendus dans les airs, au milieu des potagers du pied des pentes de Nozaki 野崎 (à Daitō-shi 大東市, dans la préfecture d’Ōsaka 大阪). À Tōkyō, d’immenses mobiles en tissu multicolores bordent les entrées des centres commerciaux ; d’autres tourniquets (moulins en papier, enseignes branlantes…) peuvent se dévoiler à l’angle des rues jusque dans le cœur urbanisé des quartiers d’affaire. Au sommet d’une crête du Shikoku 四国 (île montagneuse du sud d’Hiroshima), une gigantesque girouettes à hélice se détache devant les coteaux balayés par l’ombre des nuages. Tous ces objets laissés au vent, à la sophistication inégale, ont pour magnifique point commun cette désuétude qui consiste à ne souligner que la bise, vaciller au gré d’une météo plus ou moins capricieuse. Sortie de leur discrétion, je tente de reconstituer leurs oscillations infinies par la technique du dessin animé. 

Hasardeux et à la fois sans surprise, les effets du vent enregistrés par un objet laissé à sa merci me semblent propices à la rencontre avec le dispositif de la boucle animée. Alors que les technologies de modélisation 3D parviennent, de nos jours, à imiter, par leurs seuls algorithmes, certaines propriétés dites aléatoires (le rebondi ou les rafales dans les poils du personnage de Sulli dans Monsters, Inc1), je propose de recourir à la rotoscopie2 pour reproduire avec fidélité ce qui ne mérite peut-être pas que la technologie high-tech ne s’y immisce (le volte-face d’une bourrasque, la sibilance d’un courant d’air, etc.). La simplification des silhouettes s’impose comme une condition de la reconnaissance de l’écriture japonaise. L’objet désiré se réclamerait de la tradition de l’animation limitée sans toutefois s’y maintenir : l’enjeu consisterait à produire un mouvement continu, une boucle, plus ou moins longue, selon la sophistication des mouvements dont l’objet reproduit est capable (sa régularité). En dehors de la sur-représentativité (redimensionnement, décontextualisation) d’un objet courant sur lequel l’attention ne se pose que peu, un des principaux intérêts consisterait à produire un mouvement qui ne semble ni reproduire, ni se répéter3.

Il n’y aurait aucun intérêt à actualiser le mouvement complexe d’un manche à air représentant la carpe du jour des enfants4 (koi no bori 鯉幟). Je souhaite que ces séquences (une série d’objets « au vent »), évoquent, de loin en loin et par leur facture, une certaines iconographie japonisante (l’omniprésence des couleurs territorialisées, la vigueur des contours…), un peu à la manière dont l’artiste japonaise et cinéaste d’animation Tabaïmo rappelle, avec ses aplats faussement sereins, cauchemardesques et tranquilles, une certaine tradition de l’ukiyo e : 

« Les animations [de Tabaïmo] présentent la plupart du temps différents plans ou scènes s’enchaînant, où l’on trouve des images ou des codes visuels étroitement liés à la culture japonaise, mais la plupart du temps détournés pour créer un malaise. Tous les films semblent faire passer le même message, dans l’esprit “il y a quelque chose de pourri au pays du soleil levant”, symbolisant le télescopage d’une tradition culturelle ancienne et encore très prégnante et d’un mode de vie moderne dans un pays où l’évolution industrielle et technologique a été énorme depuis quelques décennies […] Japanese Commuter Train est un film de 8 minutes passé en boucle sur 6 écrans disposés de chaque côté d’un couloir, avec un effet de perspective accentué dû à leur placement. La projection reconstitue l’intérieur d’un train de banlieue, où la réalité déraille… le cadre est très réaliste, mais des événements fantastiques s’y produisent (les bras de passagers tombent, une dame s’envole par la fenêtre) et ce, dans l’indifférence générale. L’animation semble découpée en plusieurs saynètes différentes […] le tout avec une musique d’ambiance […] qui semble victime d’une détournement puisque certaines mélodies sont diffusées à l’envers »5.

Dans les films de Tabaïmo, l’espace de projection joue un rôle plus fort encore que dans les installations de la rétrospective de William Kentridge au Momat6 (Museum of Modern Art of Tokyo). Sur des plans inclinés, courbés, en vis-à-vis, en polyptyque, en halo sur le mur (comme si l’on on plaçait l’œil dans le judas d’une maison hantée), Tabaïmo projette ses vidéos et électrise la tradition commune de l’animation et de l’installation. De la même manière, il me paraît pertinent de chahuter le caractère contemplatif des objets de la série « Au vent » en décidant avec précision les circonstances de leur découverte. Par là, je rejoins un autre problème du film d’animation, qui concerne la brisure des frontières entre les pratiques et les supports. 

Face aux problématiques artistiques actuelles, l’artiste comme le cinéaste ne se limitent certes pas au panoramique ou à la lucarne. De la même manière que je défends la possibilité d’exporter l’animation en tant qu’art et que technique dans les territoires voisins du motion design ou de l’installation, il m’importe peu de travailler sur le statut (au sens réduit) de ces boucles (sont-ce des films ? des séquences ? du cinéma ? de l’installation ?). Ce qui me parait important, en revanche, c’est le travail du cadre. Faut-il détourer l’objet flottant pour que participe l’environnement de la projection (auquel cas les mobiles se répondraient les uns les autres comme sismographes d’un courant d’air qui n’existe que dans l’imaginaire), ou bien faut-il « planter le décor » et restaurer la « vignette » cinématographique qui tire du côté du lieu commun et du souvenir ?

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© Tabaimo / Courtesy Gallery Koyanagi, Tokyo and James Cohan Gallery, New York/Shanghai

Le film d’animation depuis les années 1960, et notamment la tradition de l’animation limitée, invite notamment à réfléchir sur la boucle et sur les procédés de limitation expressive. Je propose de chercher à produire ce que la nature cyclique des boucles rejette à priori par leur logique-même, notamment parce que l’écartèlement et les résistances structurelles risquent d’instituer une dynamique de production contrainte que je crois féconde.

Que la fin d’un mouvement puisse en même temps établir son début appelle évidemment une certaine prévisibilité des choses. La période dont le terme correspond au retour automatique et, par extension, l’intervalle de temps calculé sur la base de ces événements dont le terme marque le retour, peut offrir un territoire de travail plus riche qu’il n’y paraît de prime abord, pourvu que nous y fixions, par exemple, du contingent, de l’aléatoire, du conditionnel, du subsidiaire. Puisque l’art du film d’animation consiste tantôt à exagérer la répétition (pour exprimer la dégénérescence, la profusion), ou bien au contraire, à mettre au point l’artéfact qui démolira la trop évidente répétition, cherchons les lieux où on ne s’attend aucunement à trouver quelques choses de conjecturable : des lieux où il n’y a que milieu ‑ qui ne fixent « ni point ni ordre »7.

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1. film d’animation en images de synthèse réalisé par Pete Docter et produit par les studios Pixar et Walt Disney Pictures (2001).

2. La rotoscopie est une technique cinématographique qui consiste à relever image par image les contours d’une figure filmée en prise de vue réelle pour en transcrire la forme et les actions dans un film d’animation. Ce procédé permet de reproduire avec réalisme la dynamique des mouvements des sujets filmés. Le procédé a été perfectionné et breveté sous le nom de Rotoscope en 1915 par les producteurs et réalisateurs américains Dave et Max Fleischer à l’occasion de la production de leur série Out of the Inkwell. Il fut également utilisé pour le Snow White and the Seven Dwarfs (Blanche-Neige) de Disney.

3. L’objet n’ayant pas véritablement d’intérêt plastique en tant que tel, il ne serait plus question, à l’arrivée, que de mouvement (lent – ralenti ? Exagéré dans son amplitude ?). L’intérêt naîtrait du contraste entre la petitesse de l’événement représenté et la la grandiloquence de la technique. Ce type de paradoxe plastique peut être à rapprocher du travail du photographe japonais Naoya Hatakeyama 畠山直哉 qui fige dans l’instantané de ses clichés les éclats de pierre suspendues dans les airs par ses « dynamitages ».

4. Signifiant « banderole de carpe » en japonais, le koi no bori est un manche à air en forme de carpe koï hissé sur le toit des maisons pour célébrer Tango no sekku 端午の節句, évènement traditionnel qui est désormais une fête nationale le 5 mai : le Kodomo no hi 子供の日 (jour des enfants).

5 Source page « Tabaïmo » dans Encyclopédie participative en ligne Wikipédia [en ligne] ; url : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabaimo (consulté en juin 2014).

6. Exposition William Kentridge: What We See & What We Know au Momat (Museum of Modern Art of Tokyo) du 2 janvier au 14 février 2010.

7 .« Principes de connexion et d’hétérogénéité : n’importe quel point d’un rhizome peut être connecté avec n’importe quel autre, et doit l’être. C’est très différent de l’arbre ou de la racine qui fixent un point, un ordre ». Gilles Deleuze, Félix Guattari, Différence et répétition, op. cit. (chap. 3 : « L’image de la pensée sur le cogito ») – p. 3

Projets

Films

ANIMATION

Au Vent #1
Animatique pour installation (description du dispositif ici).

Au Vent #2
Captations pour rotoscopage réalisées entre 2008 et 2011 à Higashiōsaka-shi
(Osaka) ; Nihonbashi, Omotesando (Tokyo) ; Takamatsu, Ishizuchi (île du
Shikoku) ; Hiroshima…

D’Est en ouest
Film réalisé en une journée, depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher,
pour le concours « Le jour le plus court » organisé par Arte pour le 21 déc-
embre 2012, jour supposé de l’apocalypse. Le mini-métrage présente ma
vision de la fin du monde, une « petite » fin du monde : plus exactement
celle d’un chat qui court après le jour [bientôt en ligne].


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Jardin secret
Court-métrage de commande réalisé pour le « Château imaginaire », musée
des contes et légendes populaires.

Les Zaffreux
Pilote d’une mini série d’animation.

Le Minotaure et ses compagnons
Film de commande produit par Bruno Goury [bientôt en ligne].

Tiny town
Film de diplôme [bientôt en ligne].

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INTERVENTIONS EN TANT QUE TECHNICIEN

Tomber du pont d’Etienne Mougey
> Character design et confection du masque animalier (> photos du making of)

1, 2, 3 Souris ! Série télévisée de Frédérique Clémençon (Marlou films prod.)
> Décorateur. Cliquer ici pour télécharger un extrait.

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Zanimodingos Série télévisée de Frédérique Clémençon (Marlou films prod.)
> Animateur stagiaire. Cliquer ici pour télécharger un extrait.

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ATELIERS PÉDAGOGIQUES

Partie(s) de campagne – Atelier pédagogique d’animation en CPGE.
Habillage (générique) du festival« Partie(s) de campagne » d’Ouroux-en-Morvan.

Hihi – Atelier pédagogique d’animation en CPGE. Partie(s) de campagne 
Court-métrage de fiction actualisant le mythe de la créature nommée
« Hihi », un yokai issu du folklore japonais [bientôt en ligne].

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Cardiorama
Atelier pédagogique d’initiation à l’animation en CPGE.

 

Transcubation
Atelier pédagogique d’initiation à l’animation en CPGE.

 


PERFORMANCE/VIDEO

Les Chaises musicales
[bientôt en ligne]


MOTION DESIGN

Bernadette tv
Logo animé pour chaîne de télévision fictive.


REPORTAGES ET FILMS DE COMMANDE

Qui est solidaire avec les paysans ?

Cap sur le sup’


Freehold
Reportage sur l’activation de statement, œuvres de l’artiste conceptuel
américain Lawrence Weiner [bientôt en ligne].

 

Films

Publications

Ouvrages scientifiques
Capter le moment fuyant – Osamu Tezuka et l’invention de l’animation télévisée (adapté de la thèse de doctorat), Paris, Éd. L’Harmattan, coll. « Cinémas d’animations », juillet 2017 – 284 p. ISBN : 978-2-343-12441-4
bouton acheter site éditeur

Articles dans des revues internationales ou nationales avec comité de lecture
« Les standards de la série d’animation au Japon et le soutien culturel des réfractaires », dans H. Laurichesse (dir.), Entrelacs n°14 – Marchés du film : évolution, mutation et perspectives, LARA-SEPPIA Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès UT2J (revue éditée en ligne sur le portail du CLEO – CNRS : revues.org – à paraître en 2018).
WEB site de la revue

« The late release of Snow White and the Sevent Dwarfs in Japan and its impact on the Post-war animation » dans Christopher Holliday et Nichola Dobson (dir.), The Persistence of Walt Disney’s Snow White and the Seven Dwarfs, King’s College, Londres (revue éditée en ligne sur blog.animationstudies.org), décembre 2017).
WEB site de la revue

« The reciprocal actions of the film works of Osamu Tezuka and television » dans Shin Abiko (dir.), International Japanese Studies, Tokyo, Ed. Hijas (Université Tokyo Hosei), 2010 – pp. 3-25.
PDF pdf

Communications avec actes 
« Le Voyage de Gulliver au Japon et les paradoxes de l’insularité », dans actes du colloque international Au milieu de l’image coulent les textes – Adaptation littéraire et courts métrages d’animation (22-24 mars 2018 à Saint-Étienne), sous la dir. de Jérôme Dutel, Éd. scientifique Université Jean Monnet – IUT de Roanne – CELEC – Festival Ciné court de Roanne (à paraître en 2018).

« The Legend of Son Goku: The duplication of bodies in a whole career guideline », dans actes du colloque Essay Film and Narrative Techniques: Screenwriting Non-fiction (18-19 novembre 2017, York, Royaume-Uni), sous la dir. de Romana Turina, Éd. scientifique BAFTSS & The Interdisciplinary Centre for Narrative Studies, Université de York (à paraître en 2018).
WEB site du laboratoire

« Esthétique des boucles et autres itérations », dans actes du colloque Le cinéma d’animation, de l’expérience poïétique à l’invention esthétique (4-6 février 2015, Sorèze), sous la dir. de Pierre Arbus, Patrick Barrès et Sophie Lécole Solnychkine, Éd. scientifique Université Toulouse 2 Jean-Jaurès – ESAV, L’Harmattan, Paris (à paraître en 2018).
PDF pdf  WEB communiqué du laboratoire

« Japanese anime on television and its influence on the film graphic style », dans actes du colloque Asia Digital Art and Design (18 décembre 2009, Tokyo), Éd. scientifique Adada, Université Waseda, Tokyo, 2009.

Communications sans actes
« Virtualité et localité : listes, agrégats et inventaires au Japon », colloque Exposer la recherche (19-21 octobre, Toulouse), sous la dir. de Céline Henry et Serge Wolkonsky, Éd. scientifique LARA-SEPPIA Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès UT2J.

« Histoire du robot au cinéma », conférence donnée dans le cadre du 3e Forum scientifique Science et fiction : Air et espace, IUT de Chalon-sur-Saône, 2015.

« Osamu Tezuka et la naissance du manga moderne », conférence donnée à Japan Event (16-17 mars 2013, Clermont-Ferrand), organisé par Auvergne Events, 2013.

2013 « Osamu Tezuka et Koji Yamamura : l’animation expérimentale au Japon », conférence suivie d’une projection-débat (19 octobre 2013, Nevers), Centre culturel Jean-Jaurès, 2013.

« La structure familiale au Japon à travers le manga Haruka na machi e 遥かな町へ (Quartier lointain) de Jirō Taniguchi », conférence donnée dans le cadre de la Semaine intergénérationnelle (28-31 octobre 2013, Nevers), Centre culturel Jean-Jaurès de Nevers, 2013.

« Osamu Tezuka et la naissance du manga moderne », conférence donnée au Salon des éditeurs indépendants – Tome un, (3 Juin 2012, Nancy), Les Éditeux, 2012.

« L’animation japonaise après la Seconde Guerre mondiale – l’empreinte d’Osamu Tezuka » (24 juillet 2010, Tokyo), sous la dir. de Shin Abiko, Institut de japonologie – Université Tokyo Hosei, 2010.

Outils de recherche, traductions
Traduction (du japonais vers le français) de Osamu Tezuka, Boku no manga jinsei ぼくのマンガ人生 (Ma vie de manga), Tokyo, Éd. Imawani Stoten 岩波書店, 1997 (traduction 2012).

Traduction de la conférence de Yutaka Kawahara 川原温, daikusan (maître-charpentier), « Techniques de constructions traditionnelles sur le patrimoine classé au Japon » (16 mai 2014, Nevers), ÉSAAB.

Productions académiques
Rapport de jury du concours public de l’agrégation arts, option arts appliqués (coordination de rédaction du rapport de l’épreuve d’histoire de l’art et des techniques), Paris, Éd. Ministère de l’Éducation nationale, 2013.

Référentiels et Repères pour la formation en Classe Préparatoire aux Grandes Écoles (CPGE) Arts et design (coordination de rédaction), Paris, Éd. de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 2013.

Commissariat d’exposition
Initiative et commissariat de l’exposition « Regards croisés Rosalie Blum – Hiroshima mon amour » (26 janvier 2015 – 31 avril 2016, Nevers), Centre culturel Jean-Jaurès – musée Gautron du Coudray (Marzy), 2016.
Recherches et réunion de pièces et d’archives en provenance de la Cinémathèque française, du musée privé du cinéma, de l’IMEC, de collections privées…

Commissariat principal et direction de publication du catalogue de l’exposition « Japon des villes, Japon des champs » (29 septembre 2012 – 12 janvier 2013), Centre culturel Jean-Jaurès de Nevers, Éd. Ville de Nevers, 2013.
WEB catalogue

BD – Illustration
Noir diptyque (création de 30 illustrations pour imager les nouvelles de Jean-François Dormois), Nancy, Éd. du Moule à gaufres, 2010.

Ça sent le sapin, bande dessinée en couleur (sur un scénario de Jean-François Dormois), Lorient, Éd. du Moule à gaufres, 2009.

Publications

Making of

> Tournage des séquences animées pour l’installation Au vent

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> Conception et fabrication d’un travelling artisanal optimisé pour la captation
en stopmotion (à gauche, sur le tournage de Jardin secret)

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> Création d’un masque de cerf pour le clip d’Etienne Mougey, Tomber du pont.

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> Décors pour le pilote de la série télévisée 1, 2, 3 souris ! (Marlou films prod.) 

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> Décors du film de diplôme tourné en super 8, Cirque Méliès.

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> Première page du storyboard du film Le Minotaure et ses compagnons.

A

> Mélange de prises de vue réelles et de stopmotion, pour le tournage du
Minotaure et ses compagnons. Création de marionnettes articulées, d’acces-
soires et de décors miniatures.

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petits objets

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Making of

Croquis et dessins

Carnet de voyages – © Samuel Kaczorowski (tous droits réservés).

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Peintures – © Samuel Kaczorowski (tous droits réservés).

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Roman illustré – © Samuel Kaczorowski, Jean-François Dormois (tous droits réservés).

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Création de 30 illustrations pour imager les nouvelles de Jean-François Dormois, Noir Diptyque (Nancy, Éd. du Moule à gaufres, 2010) > Acheter le livre ici.

Croquis et dessins